A Nasik bien avant que ne coule le vin

Nasik est une ville sainte avant d’être un centre de production viticole, encore une fois Rama le héros du Ramayana y aurait séjourné pendant son exil…  Au bord du Godavari, un fleuve qui prend sa source non loin de Nasik, on trouve des ghats au cœur d’un vieux quartier, l’ambiance y est populaire et assez tranquille. On est loin du chaos qu’il doit y avoir pour les Kumb Melahs. Les Kumb Melahs ce sont de vastes pèlerinages organisés à intervalles réguliers dans 4 villes différentes dont Nasik. Certains sont plus importants que d’autres en particulier celui d’Allahabad qui s’est tenu en 2001 et qui a vu affluer pas moins de 70 millions de pèlerins, c’est comme si la France entière se rendait à Lourdes au cours d’une année pour aller faire des ablutions.

Voici une fontaine sacrée ornée de statues de Nandi, le dieu taureau. Les pèlerins viennent remplir différents récipients pour récolter l’eau sacrée. Certains en font des réserves pour la rapporter chez eux. Compte tenu de la pollution des eaux, je me demande quelle est l’odeur de l’eau lorsqu’un petit bidon est ouvert avant de procéder à une puja alors qu’on est rentré de pèlerinage depuis plus de deux mois ?

Les ghats ne sont pas uniquement un lieu religieux, mais plutôt un lieu de vie très convivial. Il y a évidemment les enfants qui en profitent énormément. Ils plongent dans l’eau tumultueuse en se faisant emporter par le courant avec un plaisir immense.

Plus loin, on voit des femmes laver des saris dans l’eau. Scène habituelle qu’on ne se lasse pas de regarder.

D’autres femmes sont venues en groupe. Elles se lavent les cheveux, se peignent et s’adonnent volontiers à des jeux d’eau.

D’un autre côté des ghats, se fait un commerce étrange. Sur des tissus élimés utilisés comme étalage, on peut trouver tous types de mousses, bois rares, graines aux formes surprenantes, poils d’animaux mythologiques enfin une sorte de boutique de sorcière devant laquelle on serait curieux de savoir quel genre de mal peut être guéri.

En circulant vers le marché, on tombe sur une rencontre de vache avec un chaatwalla (vendeur de pois grillés) et son traditionnel support en osier.

D’autres ont l’air happé par leur jeu. On joue de l’argent ici. Un quadrillage est dessiné sur le sol. A tour de rôle les hommes jettent des petits coquillages qui selon où ils tombent permettent d’avancer des pions faits de bouts de brindilles séchées.

Enfin on arrive sur le marché, très bien organisé, sans trop de monde. Voici Laurence en quête de raisins secs.

Une femme essaye de trouver les bangles qui lui conviennent le mieux.

Enfin, un spécialiste de la friture ressort ses créations de l’huile bouillante: de larges couronnes entremêlées.

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A propos kharwest

Nous sommes partis découvrir comment on vivait dans le sous-continent indien. Résultat des courses, une installation à Bombay dans le quartier de Khar West.
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2 commentaires pour A Nasik bien avant que ne coule le vin

  1. walter dit :

    Rafraichissant !!

  2. cmasala dit :

    l’o à la bouche !

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