Les pauvres…ces travailleurs-entrepreneurs

Cette femme qui habite dans la rue, comme de nombreuses personnes à Bombay, est loin d’être désœuvrée. La religion, si présente en Inde, ne permet peut-être pas de se sortir de la misère, mais au moins de gagner un peu d’argent pour arriver à se procurer le minimum vital, en particulier pour ces familles nombreuses qui occupent le coin des rues. Les fêtes religieuses représentent une opportunité de marché, c’est l’occasion d’offrir des produits adaptés à la demande… Diwali, la fête des lumières, est ainsi le moment de proposer des lampes à huile et autres produits religieux disposés sur des papiers journaux dans la rue.

La création de valeur ? On achète des petites lampes en argile 2 roupies (3 centimes d’euro), on les peint en utilisant des couleurs qui donnent un aspect plus reluisant à l’objet, puis on revend la lampe 10 ou 20 roupies (entre 15 et 30 centimes d’euro). Bien entendu, selon la complexité de l’objet les prix varient.

La curiosité réside dans le fait que ces gens qui n’ont rien puissent arriver à trouver l’argent nécessaire ou bien négocier avec leurs fournisseurs pour faire l’investissement de départ (la lampe brute et la peinture). Quoiqu’il arrive, le système semble fonctionner.

Derrière le stand les femmes font cuire des chappattis (une sorte de pain en Inde) en attendant que les clients passent.

Ici, un autre objet religieux fait de bric et de broc. Il s’agit de Lakshmi la déesse de la richesse et de la prospérité, largement célébrée pendant Diwali. On recycle un couvercle de pot de peinture, les hommes qui souvent travaillent sur des chantiers doivent pouvoir les récupérer gratuitement. Ensuite on rassemble des baguettes en bois qui seront plantées dans le couvercle et serviront de support pour suspendre une petite cloche, des guirlandes et une représentation de Lakshmi dans sa fleur de lotus. La touche finale c’est la peinture sur les baguettes et une svastika en paillette sur le socle.

Lorsqu’il n’y a pas de fêtes religieuses la spécialisation se fait dans les fleurs qui sont utilisées pour faire des offrandes dans les temples, pour encadrer une représentation d’un dieu dans une boutique ou encore pour les guirlandes de jasmin,  elles sont accrochées dans les cheveux des femmes.

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A propos kharwest

Nous sommes partis découvrir comment on vivait dans le sous-continent indien. Résultat des courses, une installation à Bombay dans le quartier de Khar West.
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