L’escapade à Goa

La visite de deux amis, Nael et Jean, m’a fait délaisser le blog un moment. C’est d’ailleurs avec eux que nous avons découvert l’Etat de Goa, laissant Laurence à Bombay en proie aux vilaines bactéries qui m’avaient également joué des tours quelques jours plus tôt… Goa représentait pour moi le paradis du « babos », les pieds dans l’eau avec un pétard au bord des lèvres à l’ombre des palmiers puis les soirs les plus extrêmes, ceux des Full Moon Parties, le gout de l’acide dans la bouche, les mouvements incontrôlables d’un corps hypnotisé par la transe goa.

Je vois déjà les yeux de mes parents comme des soucoupes en lisant ces premières phrases. Mais non, nous n’avons pas vu ces choses, d’ailleurs sans drogues, on peut en voir d’autres plus extraordinaires encore… Commençons par approcher la plage de Candolim par satellite, mais qu’est-ce que c’est que ce truc?

Voici donc la première chose que l’on voit en foulant le sable chaud de la plage. Pourquoi donc laisser un bateau échoué là à seulement 50m du rivage? Une grosse tempête a emporté le tanker de 250m de long à cet endroit en 2000. Ceux qui ont essayé de déplacer le River Princess au cours des 10 dernières années n’ont jamais pu le faire bouger d’un poil, goutant l’échec de manœuvres inutiles. Mais comme on peut le voir sur cette belle illustration, d’autres monuments à sang chaud sont aussi plantés là dans l’eau ou sur le sable.

Moment intense de réflexion pour nous qui découvrions la réalité de la plage de Candolim (source d’inspiration pour nous le second plan…).

Une idée fixe nous traversa tous l’esprit, un souvenir d’enfance, celui des dimanche après-midi où nous embarquions aux côtés du Commandant Cousteau sur la Calypso. Nous étions comme plongés dans un remake du Retour des Eléphants de Mer.

Mais de quelle nationalité sont donc ces individus marins qui dès 9h du matin sirotent des verres d’alcool et dont la peau est d’une blancheur laiteuse ? Une population dont la majorité était composée de russes. D’ailleurs, ils ont tellement investi l’endroit que sur l’une des pancartes devant les paillottes on pouvait lire dans le texte le nom suivant : « Кафе Пушкинъ », un bon Café Pouchkine comme au pays !

Nous n’étions pas au bout de nos surprises lorsque nous découvrions les relations que peuvent avoir les touristes avec les locaux. L’autochtone propose des massages à qui veut sur la plage. Bien que le rapport au sexe et à la nudité puisse être considéré comme culturel d’après la suggestivité des statues que l’on peut voir dans les temples, la société indienne est en réalité pudique, certaines parties du corps ne doivent jamais être montrées. En bon paparazzi Nael nous a fourni un témoignage de cette scène. Non, ce n’est pas Liliane Bettencourt !

Et la discussion intime qui s’en est suivie…

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A propos kharwest

Nous sommes partis découvrir comment on vivait dans le sous-continent indien. Résultat des courses, une installation à Bombay dans le quartier de Khar West.
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